Septembre… préparer la terre

Isabelle de dos, face à une vallée boisée et un lac, un temps de pause au rythme des saisons

Pour beaucoup, septembre sonne comme la rentrée. Les cartables reprennent du service, les agendas se remplissent, les activités redémarrent… et l’on se remet en mouvement. Pourtant, quand je regarde le rythme des saisons, septembre ressemble davantage à un seuil qu’à un départ.

Mais cette année, je n’ai pas vraiment envie de parler de rentrée.

Après un été étonnamment animé, riche en rencontres, en expériences, en voyages et en petits moments suspendus, j’ai plutôt envie de regarder septembre comme un temps de transition. Un passage doux entre l’effervescence de l’été et le ralentissement qui s’annonce.

Un été en deux temps

Cet été, finalement, je pourrais presque le raconter en deux temps.

Il y a eu l’avant-Québec. Une période où, paradoxalement, je ressentais une grande frustration à l’idée de partir. Comme une forme de résistance à quitter les miens, mon quotidien, mes responsabilités… Comme si, quelque part, je ne méritais pas vraiment de m’accorder une vraie pause.

Et puis je suis partie. Sans véritable attente.

Et je crois que c’est justement parce que je n’attendais rien que j’ai pu ressentir les choses autrement. J’ai pu me sentir vivante. Vraiment.

Une petite récolte inattendue

Et en même temps, presque naturellement, j’ai pu mesurer le chemin parcouru. Les efforts, la persévérance, la constance… Je les ai vus se refléter dans ce que je vivais, dans ce qui se mettait en place, dans cette capacité retrouvée à profiter pleinement.

Et ça, je l’accueille avec beaucoup de gratitude. Comme une petite récolte inattendue.

Préparer la terre, sans encore semer

Alors, en ce mois de septembre, je commence doucement à faire le bilan de cette année. À regarder ce qui a poussé, ce qui a fleuri, ce qui n’a finalement pas pris… Ce qui m’a nourrie. Ce qui m’a bousculée. Ce que j’ai envie de laisser derrière moi.

Certains diront peut-être que je commence déjà à préparer 2027. Et finalement, c’est peut-être exactement cela.

Mais cette fois, j’ai envie de préparer la terre autrement. Pas encore semer. Pas encore chercher à savoir exactement ce qui va pousser. Simplement prendre le temps de nettoyer, d’aérer, de nourrir la terre… pour laisser de la place à ce qui viendra.

Habiter le temps au rythme des saisons

J’aime beaucoup rester en lien avec le rythme des saisons. Elles m’offrent une manière différente d’habiter le temps.

L’été invite davantage à l’ouverture, aux rencontres, au mouvement. L’automne nous ramène peu à peu vers l’intérieur, vers le tri, la récolte et le lâcher-prise. L’hiver nous appelle au repos. Et le printemps nous remet doucement en mouvement.

C’est aussi ce que m’enseigne la sylvothérapie : la forêt ne force rien, elle suit son cycle. Marcher lentement entre les arbres, le temps d’un bain de forêt, c’est se réaccorder à ce tempo-là — ce que les Japonais nomment le shinrin-yoku.

Suivre ce rythme m’aide à vivre davantage dans l’instant présent, à respirer chaque saison sous un angle différent, sans chercher à aller trop vite vers la suivante.

Et vous, quel est votre rythme des saisons ?

Alors peut-être que septembre n’est pas vraiment une rentrée. Peut-être est-ce simplement un moment pour regarder où nous en sommes avant de continuer notre chemin, et ainsi voir venir 2027.

Et vous ? Qu’avez-vous envie de récolter de votre été ? Et quelle terre avez-vous envie de préparer pour les mois à venir ?

Je vous souhaite un doux mois de septembre, rempli de petits espaces pour respirer, regarder autour de vous… et simplement être là.

Si vous avez envie de préparer votre terre en forêt, je vous accueille pour un bain de forêt en Brocéliande, au fil des saisons.

Le guide offert : 3 rituels pour ralentir en septembre

Si ce billet vous a parlé, j’ai réuni dans un petit guide les trois rituels que je pratique moi-même à cette saison : le quart d’heure immobile, une marche qui ne va nulle part, et la récolte du soir.

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Avec douceur,
— Isabelle · Le Bois des Elfes · Brocéliande

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